vendredi 30 janvier 2009
Les nouvelles se font rares
Tiens, c'est vrai, j'ai un blog... Je dois dire que depuis qu'on est en 2009, année du boeuf, je n'ai pas beaucoup pensé à poster quoi que ce soit ici. Rattrapons-nous avec un bref résumé du mois de janvier.
Tout a commencé par quarante centimètres de neige. Moi qui n'en espérais pas cinq, qui désespérais de cet hiver pas froid, qui étais en manque de ma jolie région quelque peu glacée en cette période... Je fus ravie de découvrir toute cette poudreuse, et très amusée de voir à quel point elle a paralysé Marseille et sa région. Il est vrai que même dans une autre région, cette quantité de neige, et tombée en si peu de temps, aurait été un peu difficile à gérer. Mais Marseille bat les records. En bref, nous avons eu quelques dimanches au milieu de la semaine, des gamins ravis qui skiaient sur tout ce qui est skiable, des centaines de pins parasols, de cèdres, de cyprès cassés sous le poids de la neige. Je découvre jour après jour à quel point Marseille est... folklorique.
Ont suivi un tas de jours de grisaille. Je commence à comprendre les marseillais, et surtout les marseillaises, qui se plaignent, geignent, pleurnichent, couinent, dès que le Soleil a le malheur de se planquer derrière un nuage. Moi qui riais d'eux, je dois admettre que la grisaille ne sied pas du tout, mais vraiment pas à cette ville. Sous les nuages, ou pire, sous la pluie, Marseille semble vieille, triste, endormie. On dirait que tout - les rues, les maisons, la végétation, les gens - attend le retour du Dieu Râ. Ici, c'est lui qui fait la loi. Et quand il est présent, c'est comme une joie qui flotte dans l'air, comme un renouveau. Aujourd'hui, le temps ressemble au temps du mois de mars en Alsace. Le fond de l'air est frais mais le soleil réchauffe tout (ce qui n'empêche pas les marseillais de se cailler).
Je continue d'observer cette ville et ses habitants, je continue d'en tomber amoureuse, je continue de m'y sentir chez moi. Comme si la Méditerranée était dans mes gènes, comme si j'avais trouvé ma place.
Pour finir, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise ? J'ai été terrassée par une méchante grippe qui m'a laissée couchée pendant trois jours. Et la bonne... Pour ceux qui ne savent pas, ce blog m'a permis, il y a déjà quelques années, de rencontrer Gérald... Et bien nous allons nous marier cet été!
vendredi 9 janvier 2009
Le vent ?

Non... Le poids de la neige sur ses branches!! Et il est loin d'être le seul à Marseille...
vendredi 21 novembre 2008
Des nouvelles du front

La vie, c'est marrant. Il y a des moments d'attente qui paraissent si longs... Et des moments où tout vous tombe dessus en l'espace de quelques jours. J'ai posté une petite lettre à l'inspection académique, et voilà que je suis embauchée! Évidemment, ce genre de nouvelle tombe toujours quand vous avez des tas de choses à gérer, alors que les deux mois précédents étaient beauuuuuuucoup plus calmes!
Nous avions ma Mamy en visite une semaine, ce qui implique forcément sorties, tourisme, etc, mais il a fallu qu'ils veuillent de moi tout de suite. Finalement, j'ai réussi à commencer ce lundi... Avec moult paperasse, visite médicale, coups de fils à effectuer.
Mon poste ? Ce n'est pas le métier de ma vie, mais plutôt un premier pas sur le terrain. J'ai charge toute la journée (enfin à mi-temps) d'un enfant handicapé, en l'occurrence un petit garçon autiste et une petite fille déficiente visuelle. Je veille à ce qu'ils puissent avoir une scolarité presque ordinaire. Le travail me plaît. Il m'ouvrira sans doute des portes dans ma recherche de métier. Entre l'éducation et le soin...
De plus, j'ai été affectée dans deux écoles toutes proches de chez moi.
J'ai une grande facilité avec les enfants. Reste à voir combien de temps il me faudra pour m'intégrer dans l'équipe éducative. Vu ma timidité (en diminution) et l'habitude marseillaise de beaucoup parler, ça ne devrait pas mettre trop de temps. Toutefois, je sens qu'il y a quand même un cap à passer...
La fatigue s'est fait ressentir très vite, par ailleurs... Il va me falloir un peu de temps pour prendre un rythme, d'autant plus qu'hier, je n'y suis pas allée, école fermée pour cause de grève! Et encore une fois, c'est une grève que je soutiens de tout mon cœur.
Je pense abandonner au plus vite les triplés pour lesquels je fais de l'aide aux devoirs tous les soirs... Sont sympa, mais tellement hautains déjà à six ans... Je frôle la colère certains soirs, ces gosses de riches sont insupportables! De plus, à leur école (privée), la méthode de lecture b-a-ba (syllabique) a toujours cours... Je vois bien que c'est très difficile pour eux d'apprendre avec cette méthode, surtout que leur motivation est souvent bien basse ("la télé c'est plus facile")... Mais je ne peux pas changer de pédagogie, ce serait pire!
Pour compléter les nouvelles, il me faut ajouter que pour la première fois depuis des années, je n'ai pas échappé à la gastro nouvelle. Cerise sur le gâteau, je l'ai gentiment refilée à Gérald!
PS. Je vous conseille ordonne d'aller faire un tour sur ce blog : "Mon beau sapin" créé par la talentueuse Pénélope Jolicœur! Et d'y retourner au moins une fois par jour jusqu'à Noël, pour votre plaisir et pour celui des enfants de familles défavorisées.
lundi 20 octobre 2008
L'attente

Je n'ai pas des millions de choses à
dire en ce moment. Il y a des moments où l'on est moins prolifique que
d'autres. Il faut dire qu'il ne se passe pas non plus des millions de
choses dans ma vie actuellement. Je suis un peu bloquée, en attente
d'événements qui seront décisifs pour mon avenir proche et moins
proche, d'un point de vue professionnel.
J'ai longtemps cru, comme la plupart des étudiants, lycéens,
collégiens, écoliers... Que je faisais des études POUR un métier
spécifique. J'ai longtemps cru qu'une fois sortie des études j'aurais
un statut, un métier. Et voilà... J'ai un bac scientifique et une
licence de psycho, quoi de plus général ? Je n'ai pas de "métier",
encore moins de travail. Tout le travail d'orientation reste à faire...
Ou se fera tout seul, au fil des petits boulots, au fil des hasards de
la vie et du gonflement de mes expériences. C'est cela que j'ai
compris, et que peu d'étudiants comprennent avant d'avoir le nez dedans
: le chemin n'est pas tout tracé parce qu'on fait des études, même
précises. Il faudra que je fasse mon chemin moi-même, en comptant sur
les hasards et les rencontres de la vie.
Patience...
Des réponses à mes lettres vont venir... Il faut que je me mette dans la tête que j'ai moins de pouvoir sur les choses que je ne le pensais...
(Musique pour bouger les hanches :) )
NB. J'ai décidé de ne plus faire de newsletter de façon hebdomadaire... Mais plutôt sporadiquement, quand cela me prend... Pour ne plus me sentir obligée...
mardi 8 avril 2008
Un an de plus

Aujourd'hui j'ai 23 ans. Je me rends compte que de plus en plus souvent, j'utilise des expressions comme "il y a dix ans", "quand j'étais au lycée, à la fac"... C'est drôle, le temps passe sans qu'on s'en aperçoive et on ne réalise cela que lors de rares réflexions.
Ma vie prend un sens qui me plaît beaucoup. Je me sens bien, je suis entourée de gens que j'aime et qui m'aiment, et je suis heureuse des choix de vie que j'ai faits.
J'ai des moments de cafard, comme tout le monde, et il m'arrive encore de pleurer mon frère, à larmes silencieuses. Je suis stressée par ce si proche concours qui demande énormément de bachotage. Mais je ne me sens plus perdue comme j'étais encore il y a un an seulement. J'ai repris confiance en la vie, en les gens, en moi-même.
Et aujourd'hui, on fête aussi quelque chose d'important pour moi : trois mois sans cigarette et plus du tout d'envie de fumer.
lundi 28 août 2006
Une année ou presque
Nous sommes à la fin du mois d'août.
C'est donc bientôt octobre.
C'est passé si vite ?
J'ai réalisé qu'une année était presque écoulée depuis ta mort, petit frère. Et je ne m'étais pas aperçue jusque là que le temps était passé aussi rapidement.
Petit frère tu me manques mais je suis habituée maintenant.
C'est possible de perdre à
ce point toute notion de temps ?
Petit frère, je t'ai pris ton harmonica,
mais je sais pas m'en servir.
Tu m'en veux, dis ?
Une année c'est long normalement, mais celle-ci m'a paru s'en aller en courant. Il m'est arrivé tellement de choses depuis ton départ, pas eu le temps de m'ennuyer. J'ai appris, encore mieux, à prendre le bon dans le mauvais. A ne pas me laisser abattre.
Je suis fière de moi car petit frère j'ai su me relever ou presque. Car je te garde en moi frérot, car j'avance quand même. Car je me sens encore plus forte maintenant. J'ai toujours mes fragilités mais je fais peut-être mieux avec.
Une année ou presque...
...
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants...
Extrait de Mistral Gagnant, Renaud, 1985
Oui je sais, ce blog va finir par être ennuyeux à force.
vendredi 25 août 2006
Jeune, vieux... l'amour n'a pas d'âge
Une jolie petite, environ seize ans, un jean, des Nike aux pieds, des cheveux blonds très clair qui tombent sur un pull ample. Elle a le sourire, mâche du chewing gum tout en parlant avec un jeune homme, peut-être un tout petit peu plus âgé, qui doit être son petit ami. Lui l'écoute distraitement, il joue avec son téléphone mobile. Il a les cheveux pleins de gel, on dirait qu'ils sont mouillés, et comme elle un jean, des Nike, un pull large.
Et reviennent en moi tous ces souvenirs, mes premières amours, les façons de s'habiller qui veulent dire "dans le coup", les préoccupations bien superficielles... Et je suis attendrie devant le spectacle de ce jeune couple, de cette amourette qui peut-être évoluera en mariage, allez savoir.
Et plus tard, je passe près du parc où je jouais, enfant. Souvent il y a des personnes âgées dans ce parc, des hommes qui jouent à la pétanque quand il fait beau. Je jette toujours un oeil parce que ce parc est plein de souvenirs et parce que j'aime à voir un septuagénaire tirer, ou pointer, c'est selon. Et aujourd'hui, ce ne sont pas des boulistes. Pas non plus de gamins qui jouent au loup en criant. Juste un couple âgé sur un banc public. L'homme porte un bérêt et une chemise à carreaux, avec des bretelles pour tenir son pantalon. La femme est vêtue léger, un chemisier brodé et un pantalon droit en coton. Ils ne parlent pas beaucoup. Après tant d'années passées ensemble, j'imagine qu'il n'est plus besoin des mots pour se comprendre, que les regards et les gestes suffisent...
Des jeunes amours, de la découverte de l'autre, des premières disputes des couples adolescents... à la sérénité, la sagesse, la communion des couples âgés. Entre les deux, beaucoup de choses à vivre, tout un chemin à faire. L'amour de deux personnes l'une pour l'autre m'émerveille, quel que soit leur âge, quel que soit l'avenir de leur histoire.
En écoutant : Katie Melua, The spiders web
Info : la réponse à l'énigme d'hier sera publiée demain dans les commentaires.



