mercredi 18 mars 2009
à vot' bon coeur m'sieurs dames!
Notre liste de mariage est dans cette agence :)
("Elsa et Gérald" devrait suffire comme référence...
Je ne veux pas publier de nom de famille sur le blog...)
Sinon, vous pouvez aussi cliquer ici pour recevoir des cartes postales de notre voyage !!
Au fait, c'est pour le premier août!
vendredi 30 janvier 2009
Les nouvelles se font rares
Tiens, c'est vrai, j'ai un blog... Je dois dire que depuis qu'on est en 2009, année du boeuf, je n'ai pas beaucoup pensé à poster quoi que ce soit ici. Rattrapons-nous avec un bref résumé du mois de janvier.
Tout a commencé par quarante centimètres de neige. Moi qui n'en espérais pas cinq, qui désespérais de cet hiver pas froid, qui étais en manque de ma jolie région quelque peu glacée en cette période... Je fus ravie de découvrir toute cette poudreuse, et très amusée de voir à quel point elle a paralysé Marseille et sa région. Il est vrai que même dans une autre région, cette quantité de neige, et tombée en si peu de temps, aurait été un peu difficile à gérer. Mais Marseille bat les records. En bref, nous avons eu quelques dimanches au milieu de la semaine, des gamins ravis qui skiaient sur tout ce qui est skiable, des centaines de pins parasols, de cèdres, de cyprès cassés sous le poids de la neige. Je découvre jour après jour à quel point Marseille est... folklorique.
Ont suivi un tas de jours de grisaille. Je commence à comprendre les marseillais, et surtout les marseillaises, qui se plaignent, geignent, pleurnichent, couinent, dès que le Soleil a le malheur de se planquer derrière un nuage. Moi qui riais d'eux, je dois admettre que la grisaille ne sied pas du tout, mais vraiment pas à cette ville. Sous les nuages, ou pire, sous la pluie, Marseille semble vieille, triste, endormie. On dirait que tout - les rues, les maisons, la végétation, les gens - attend le retour du Dieu Râ. Ici, c'est lui qui fait la loi. Et quand il est présent, c'est comme une joie qui flotte dans l'air, comme un renouveau. Aujourd'hui, le temps ressemble au temps du mois de mars en Alsace. Le fond de l'air est frais mais le soleil réchauffe tout (ce qui n'empêche pas les marseillais de se cailler).
Je continue d'observer cette ville et ses habitants, je continue d'en tomber amoureuse, je continue de m'y sentir chez moi. Comme si la Méditerranée était dans mes gènes, comme si j'avais trouvé ma place.
Pour finir, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise ? J'ai été terrassée par une méchante grippe qui m'a laissée couchée pendant trois jours. Et la bonne... Pour ceux qui ne savent pas, ce blog m'a permis, il y a déjà quelques années, de rencontrer Gérald... Et bien nous allons nous marier cet été!
vendredi 9 janvier 2009
Le vent ?

Non... Le poids de la neige sur ses branches!! Et il est loin d'être le seul à Marseille...
samedi 20 décembre 2008
Une petite semaine...
Quelle chance j'ai de pouvoir monter à Notre Dame de la Garde à pied un mercredi, et voir le Marché de Noël de Strasbourg la semaine suivante!
Passez tous de bonnes fêtes, et pensez aussi à vous reposer...
vendredi 7 novembre 2008
Marseille sous les nuages


Vue imprenable de la météo ce matin...
Une partie de la ville était sous un nuage très bas!
dimanche 28 septembre 2008
Van Gogh et Monticelli
Des larmes
ont été difficiles à cacher, surprise à la vue d'un paysage qui m'était
à la fois connu et inconnu, nommé "Les épis verts" (qui rend très mal
sur l'image), d'un vert éblouissant. Moi qui n'aime pas le vert
d'habitude, j'ai revu la nature dans ce tableau... Les épis de maïs
chez mes grands parents, avec les coquelicots au pied. Voilà l'art tel
que je l'aime. L'art qui résonne au fond du coeur du spectateur. Van
Gogh est si loin du tableau tout blanc ou de la poubelle renversée et
faite oeuvre d'art. Van Gogh me parle.
Cliquez :
Exposition Van Gogh Monticelli, Marseille Vieille Charité,
du 16 septembre 2008 au 11 janvier 2009.
mardi 16 septembre 2008
Marseille, haute en contrastes
On m'a dit qu'il fallait que je publie sur le blog ce que j'ai écrit dans la dernière newsletter...
Marseille, haute en contrastes

Commençons comme il se doit par une citation à propos de cette ville, si l'on peut dire...
J'aurais plutôt envie de la qualifier d'agglomérat.
"Marseille
offrait cependant un charme barbare et international qui incarnait de
façon étonnante le grand flux de la ville moderne. Peu étendue, avec
une population manifestement trop nombreuse, porte de service de
l'Europe, chargeant et déchargeant son commerce avec l'Orient et
l'Afrique, port préféré des matelots en bordée sans permission,
infestée de toute la racaille des pays méditerranéens, grouillante de
guides, de putes, de maquereaux, repoussante et attirante dans son
abjection aux longs crocs sous ses dehors pittoresques, cette ville
semblait proclamer au monde entier que la chose la plus merveilleuse de
la vie moderne était le bordel."
Claude McKay, Banjo, 1928
André Dimanche éditeur, 1999
(Extrait par mes soins d'un recueil de citations de Bruno Le Dantec,
La Ville-Sans-Nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l'assassinent,
éditions Le Chien Rouge)
Je
cherchais un petit texte exprimant relativement bien ce que je ressens,
et j'allais déclarer forfait quand cette citation m'est tombée sous les
yeux... Marseille est un amas de cultures, de couleurs, de bruits et de
mouvements.
Un exemple qui en dit long est la conduite, presque à
l'italienne mais... pas tout à fait. Moi qui viens d'une Alsace où les
choses sont bien à leur place, où les gens de la file de droite
tournent à droite, imaginez ma surprise, boulevard Michelet aux heures
de pointe, quand j'ai vu toutes les voitures changer de file à tout
bout de champs, zigzaguer comme des touristes perdus, s'imposer les uns
aux autres à coups de klaxonne, d'autoradio à s'exploser les tympans et
de grands gestes des bras. Les gamins sur les scooters se faufilent,
sans casque, les tongs aux pieds. Les boulevards marseillais, c'est les
autotamponneuses de la foire, avec beaucoup moins de chocs (c'est
étonnant d'ailleurs). Evidemment, je caricature, mais sans doute moins
que vous ne le pensez!
Les marseillais, ce sont des gens du Sud
avec quelque chose de bien particulier. Autant je suis farouchement
attachée à la mentalité strasbourgeoise, l'hospitalité, la réserve, une
certaine discrétion qui peut être prise pour de la froideur au
départ... Autant j'apprécie une toute autre façon d'être, celle des
marseillais qui sont tous votre ami, qui ont toujours quelque chose à
vous dire dans l'ascenseur, une histoire à vous raconter à l'arrêt du
bus. Une journée est une suite de rencontres et de petits blablas.
La
plupart des marseillais que j'ai rencontrés, ce ne sont pas des
marseillais. C'est le cas aussi à Strasbourg, mais à Marseille les gens
vous racontent leur origine. Une dame, à Marseille depuis 1971, me
parlait des marseillais avec un accent bien d'ici... Elle a oublié
depuis qu'elle m'avait parlé mais on a partagé cinq minutes agréables.
Marseille,
pelote de laines multicolores emmêlées mais différenciées, Marseille
mafieuse, Marseille provençale, Marseille pauvre, mal famée, Marseille
branchée, Marseille rebelle. Marseille aux mille charmes que mon Gérald
m'a si bien présentée.
Ajoutez à tout cela l'Olympique de
Marseille, omniprésente, véritable religion dont on trouve un crucifix
dans tous les lieux, publics ou privés, sous forme de produit dérivé.
Vous ne trouverez pas un bistrot sans un autocollant OM ou une horloge
OM ou une dédicace encadrée d'un joueur mythique de l'OM, quel que soit
l'intérêt du cafetier pour le football. L'OM ce n'est pas du football,
c'est l'OM. L'OM relie les classes sociales et efface les différences
entre les marseillais le temps de chaque match.
Enfin, Marseille
est l'une des villes que traverse le Mistral, vent qui descend le long
du Rhône quand ça lui plaît. Je prendrai sans doute l'habitude d'avoir
du beau temps presque toute l'année, mais ce vent me laisse pantoise à
chaque fois qu'il a sa crise. Quand le mistral souffle, il nettoie
Marseille de sa pollution et il fait très beau, alors la mer est d'un
bleu marine dont on ne se lasse pas. Le mistral, je l'ai personnifié
parce qu'il n'est vraiment pas comme les autres. C'est tantôt une
caresse amoureuse, tantôt un enfant qui chahute, tantôt un adolescent
qui cherche ses limites sur son scooter... Tantôt la folie sans amarres
du psychotique en crise. Ce vent m'étonne. Hier il était glaçant, avec
des rafales à 90 kilomètres à l'heure. Ce n'est pas si rare il paraît,
mais l'intensité était celle de la tempête que le reste de la France a
essuyée en hiver 1999.
J'avais envie de vous en parler, au moins
à vous mes quelques lecteurs, simplement parce que j'ai trop entendu
dire que Marseille était laide, dangereuse, polluée.
J'avais envie de dire mes impressions d'arrivante dans une ville où l'on passe.
dimanche 10 août 2008
J'ai tant attendu...

Se lever le matin, s'étirer sur le balcon et voir ça...
Disons que je commence à réaliser que je vis désormais huit cent kilomètres plus au sud, dans une ville gigantesque et magnifique... Et avec mon Gérald! Nous venons de passer une bonne semaine à aménager notre nid... Cela commence à prendre forme!
A part une grande fatigue, accentuée par la chaleur et une activité de rangement incessante, nous sommes dans une joie permanente...
Sinon, mon activité swappique continue avec deux swaps : passion écriture et chats! Je ne peux plus m'arrêter!
dimanche 27 juillet 2008
J'arrive
Mon nounours chéri, surnommé Potiron Rouge, n'a plus que quelques jours à m'attendre en sa majestueuse ville de Marseille...
Je suis dans les cartons et vous souhaite d'avoir du soleil, au moins dans le cœur.





