vendredi 27 mars 2009
Pour pleurer...
Déplacement de l'Empereur Sarkozy 1er à Valence (Drôme)
Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d'autres et c'est peu de le dire.
"Ce
mardi 03 mars à 11h00, l'empereur SARKOZY était chez nous, dans la
Drôme. A l'heure des économies, à l'heure où il faut se serrer la
ceinture, il aura encore "claquer" des millions d'euros pour sa
propagande !!!
1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 !
Nous
montons la garde 24h/24 à l'aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV. Son
altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus
(plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le
pense-t-il).
Seulement, il n'y a pas de rampe pour le faire
descendre de l'avion ; ce n'est pas grave, on en fait venir une, vite
fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!!
Ce soir, je prends
le boulot à 19h30, jusqu' à demain 15h30... C'est ma troisième nuit !
Pour ne pas être gêné, l'Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans
coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d'usagers de la
SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière. Si jamais il y
avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu
à sa disposition ainsi qu'un hélico Gazelle en appui....
Il va
donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet
et salle polyvalente d'Alixan) et pour se faire mousser, il a invité
3000 (TROIS MILLE) personnes à un petit vin d'honneur avant de remonter
dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à
l'adresse des contribuables que nous sommes....
Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque!
En
26 ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterand et sous
Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et surtout un tel
coût !
Pour info, c'est une évidence, mais il est bon de le
dire... au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole
hostile,
le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de
gendarmerie....Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel
imposteur !
Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écœuré mais
révolté que tant d'argent soit claqué et que mes voitures de service
affichent 250.000 km au compteur...."
jeudi 26 mars 2009
Pour sourire...

Moi qui travaille au quotidien avec un enfant autiste, j'ai été très touchée par ce petit fait divers... Trouvé ici ...
Si l'on se met un tout petit peu à la place de l'enfant, si l'on essaye de penser un peu comme lui... Si l'on se sort de notre modèle de pensée terre-à-terre... Que de progrès seront faits!
mercredi 18 mars 2009
à vot' bon coeur m'sieurs dames!
Notre liste de mariage est dans cette agence :)
("Elsa et Gérald" devrait suffire comme référence...
Je ne veux pas publier de nom de famille sur le blog...)
Sinon, vous pouvez aussi cliquer ici pour recevoir des cartes postales de notre voyage !!
Au fait, c'est pour le premier août!
dimanche 15 mars 2009
Adios amigo
Alain Bashung est mort. Nous l'avons appris hier soir à table. C'est étonnant comme parfois nous pensons à un artiste comme un état de fait, quelque chose d'immuable, d'immortel.
Je n'ai jamais été une grande fan, je n'ai jamais détesté non plus Bashung. C'était lui, point. Il faisait partie de la culture musicale française, comme la Tour Eiffel est à Paris, comme le Vieux Port est à Marseille, comme la Cathédrale à Strasbourg. Pour moi, Bashung c'était une partie du paysage.
En apprenant sa mort bien précoce, j'ai réalisé qu'on perdait finalement plus qu'un homme parmi tant d'autres. Une époque aussi.
Bref, tout ça pour dire que je suis sans doute plus émue par sa mort que je ne l'aurais pensé...
vendredi 30 janvier 2009
Les nouvelles se font rares
Tiens, c'est vrai, j'ai un blog... Je dois dire que depuis qu'on est en 2009, année du boeuf, je n'ai pas beaucoup pensé à poster quoi que ce soit ici. Rattrapons-nous avec un bref résumé du mois de janvier.
Tout a commencé par quarante centimètres de neige. Moi qui n'en espérais pas cinq, qui désespérais de cet hiver pas froid, qui étais en manque de ma jolie région quelque peu glacée en cette période... Je fus ravie de découvrir toute cette poudreuse, et très amusée de voir à quel point elle a paralysé Marseille et sa région. Il est vrai que même dans une autre région, cette quantité de neige, et tombée en si peu de temps, aurait été un peu difficile à gérer. Mais Marseille bat les records. En bref, nous avons eu quelques dimanches au milieu de la semaine, des gamins ravis qui skiaient sur tout ce qui est skiable, des centaines de pins parasols, de cèdres, de cyprès cassés sous le poids de la neige. Je découvre jour après jour à quel point Marseille est... folklorique.
Ont suivi un tas de jours de grisaille. Je commence à comprendre les marseillais, et surtout les marseillaises, qui se plaignent, geignent, pleurnichent, couinent, dès que le Soleil a le malheur de se planquer derrière un nuage. Moi qui riais d'eux, je dois admettre que la grisaille ne sied pas du tout, mais vraiment pas à cette ville. Sous les nuages, ou pire, sous la pluie, Marseille semble vieille, triste, endormie. On dirait que tout - les rues, les maisons, la végétation, les gens - attend le retour du Dieu Râ. Ici, c'est lui qui fait la loi. Et quand il est présent, c'est comme une joie qui flotte dans l'air, comme un renouveau. Aujourd'hui, le temps ressemble au temps du mois de mars en Alsace. Le fond de l'air est frais mais le soleil réchauffe tout (ce qui n'empêche pas les marseillais de se cailler).
Je continue d'observer cette ville et ses habitants, je continue d'en tomber amoureuse, je continue de m'y sentir chez moi. Comme si la Méditerranée était dans mes gènes, comme si j'avais trouvé ma place.
Pour finir, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise ? J'ai été terrassée par une méchante grippe qui m'a laissée couchée pendant trois jours. Et la bonne... Pour ceux qui ne savent pas, ce blog m'a permis, il y a déjà quelques années, de rencontrer Gérald... Et bien nous allons nous marier cet été!
samedi 10 janvier 2009
Troisième texte
J'ai appris, presque par hasard, que parmi les participantes à mon jeu d'écriture, nous avions quatre soeurs! Hirondelle, Cantilène, Hélène et Marylo sont donc d'une même fratrie et m'ont envoyé chacune une nouvelle. Nous ne le savions pas en choisissant les deux qui seraient publiées après la gagnante (Zofia), mais il se trouve qu'Hirondelle et Marylo sont ces deux là.
Voilà donc la nouvelle que m'a envoyé Marylo, plus courte mais tout aussi plaisante à lire :
La nuit de la sorcière
Le vent soufflait encore plus fort que d?habitude cette nuit-là. Sans doute parce qu'on était à la veille de la Toussaint.
Bertille résista à l'envie d'aller voir si elle n?apercevait pas sa belle-mère telle une sorcière ricanant sur son manche à balai en cette nuit de Walpurgis.
En dessous d'elle, elle entendit l'autre bouger dans son lit.
« L'autre », sa belle-mère, la Pélagie, l'ennemie. La mère de son amour, Armand. Une véritable purge, un poison insidieux.
Bertille sentit quelques larmes couler sur ses joues. Elle revoyait encore le jour de leur mariage. Comme il était beau son fiancé ! La vie s'ouvrait devant eux et comme ils souriaient, certains que leur avenir serait heureux, puisqu'ils s'étaient trouvés? enfin !
Armand n'était pas tout jeune, il avait 35 ans et s'était résigné à finir sa vie à côté de sa mère, Pélagie lorsqu'il avait rencontré Bertille en allant au marché de Waziers. Il devait remplacer son cheval qui, vu son grand âge, ne pouvait plus faire les travaux des champs avec son maître. Il marchait tout en regardant les maquignons et les chevaux proposés et ne vit pas arriver devant lui la jeune fille avec son panier et les œufs dedans. La collision était inévitable et Armand, Bertille et le panier se retrouvèrent par terre. Armand avait été confus, surtout à la vue des œufs en omelette par terre et dans le panier. Mais la jeune fille avait éclaté de rire à la vue de sa tête et c'est ce rire qui avait mis le cœur de Armand en cage pour toujours par une belle jeune fille qui n'avait « que » 22 ans et dont le rire tintait comme autant de clochettes d'argent.
Ils s'étaient revus et avaient décidé de se marier assez vite, au grand dam de Pélagie, qui avait pris sa belle-fille en grippe tout de suite. Comment osait-elle lui prendre « son » Armand dont elle se félicitait qu'il soit resté célibataire pour s'occuper mieux d'elle. Et ce fût la guerre au moment même où Armand franchissait le seuil de la maison sombre, sa jeune épouse dans ses bras.
Les années passèrent et aucun enfant ne venant illuminer la vie de la chaumière, Armand et Bertille tombèrent dans une mélancolie troublée uniquement par les accès de mauvaise humeur de Pélagie qui continuait à empoisonner copieusement la vie de sa belle-fille.
Et puis vint l'événement qui allait bouleverser la vie des deux femmes. Armand travaillait dans les champs lorsqu'un orage soudain avait éclaté. Un éclair était venu le foudroyer. Armand était mort sur le coup.
Depuis, les deux femmes ne se parlaient plus. Elles vivaient côte à côte comme si l'autre n?existait pas. Le seul moment de tranquillité qu'avait Bertille était lorsqu'elle se tenait sur le seuil de la chaumière en regardant l'endroit où Armand avait été foudroyé, comme si la force de sa pensée et de son amour pouvaient le faire revenir et dans le vent, elle sentait comme sa main qui lui caressait les cheveux.
Pour Bertille, cette vie n'était pas une vie. Armand lui avait demandé au début du mariage de faire un effort pour bien vivre avec sa mère. Il savait qu'elle avait un caractère impossible, mais il l'aimait malgré tout. Elle avait résisté à tout : la malignité de sa belle-mère, la mélancolie d'Armand qui, sans jamais rien lui reprocher quant à l'absence d'enfant s'était peu à peu éloigné d'elle, sa disparition, comme s'il avait tellement souhaité disparaître qu'il avait été exaucé et à sa mort, elle n'avait pas voulu le trahir et était restée. Elle savait qu'un jour elle le rejoindrait et que tout serait comme avant. Mieux même puisque Pélagie ne serait plus entre eux, c'est cet espoir qui la faisait avancer jour après jour, engluée dans les chagrins et cette vie qui ne lui semblait qu'une longue succession d'hiver.
Dans la chambre en dessous, Pélagie souriait, comme elle n'avait pas souri depuis bien longtemps. Cette étrangère, cette intruse qui lui avait volé son fils et ne lui avait jamais rien amené que du malheur. Cette fille de rien qui était restée après qu'Armand soit parti, alors que le contraire aurait tellement été plus juste : que ce soit elle qui meure !
Mais cette erreur était en fin réparée ce soir. Elle avait soigneusement aspergé la soupe de l'intruse avec de la ciguë? La mort ne devrait plus tarder maintenant. Elle avait enfin vengé « son » Armand.
Bertille sentit qu'elle avait froid, puis soudain elle ne sentit plus rien, elle souriait à Armand qui venait vers elle, lui ouvrant les bras comme pour aller danser tous les deux.
Ils s'éloignèrent de la maison, main dans la main, sans un regard pour la vieille femme qui souriait, entouré des ténèbres et de la solitude qui allaient, désormais, être son quotidien.
Fin
Et vous, lecteurs, quelle nouvelle avez-vous préféré parmi les trois ?
Quels sont vos avis ?
vendredi 9 janvier 2009
Le vent ?

Non... Le poids de la neige sur ses branches!! Et il est loin d'être le seul à Marseille...




